Esprit d’hiver – Laura KASISCHKE

SYNOPSIS :

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…


MON AVIS :

En se réveillant le matin de Noël, Holly en est convaincue, « quelque chose les as suivi depuis la Russie jusque chez eux ». Alors que son mari doit partir rapidement chercher sa famille à l’aéroport, qu’un blizzard comme ils n’en ont jamais connu se lève, forçant tous les invités à se décommander à la dernière minute, et qu’après s’être levés à 11h du matin Holly se retrouve en retard pour le repas (retard qui finalement ne sera plus forcément si grave que ça), mère et fille se retrouvent seules chez elles.

Un huis clos intriguant et angoissant se met petit à petit en place et on arrive très loin de la petite histoire toute douce de Noël. Le comportement de Tatiana se fait progressivement très inquiétant, tour à tour douce puis agressive… Les questions s’enchainent et on n’arrive plus à savoir si on touche au fantastique ou à la folie. On alterne sans cesse entre cette journée interminable de Noël et des flash-back de la Russie, quand 13ans auparavant, ils y ont adopté Tatiana. On découvre au compte goutte ce qui s’est passé à ce moment là et tous les évènements étranges ayant eu lieu durant ces 13 dernières années, au fur et à mesure des réminiscences de Holly… Et pendant ce temps, le comportement de Tatiana se fait de plus en plus inexplicable…

On lit ce roman en se disant qu’on ne comprend pas tout, mais avec le sentiment que chaque mot est important et que les pièces du puzzle vont progressivement s’imbriquer, pour en arriver à un final glaçant qu’on finit par attendre d’une certaine manière mais qui nous retourne le cœur et le cerveau et où l’on ne comprend vraiment tout qu’à la toute dernière phrase.

Un thriller psychologique à l’intrigue implacable, dont on tourne les pages frénétiquement et que je ne peux que vous conseiller en ces froides journées d’hiver !


L’eau de la douche continuait de dévaler en un petit ruisseau chaud le long de la colonne vertébrale de Holly et elle eut l’impression que cette chaleur, cette eau, pouvait l’ouvrir comme une fermeture éclair. Elle l’imaginait à l’œuvre, la chair s’écartant le long de la colonne, et ce qu’elle ressentirait ensuite en s’extrayant de son corps.
Qui serait-elle alors ? Où irait-elle ? Elle se souvint alors qu’elle avait eu l’impression, le regard baissé sur le regard inexpressif de sa mère défunte, que cela pouvait se produire. S’échapper de son corps. Que le corps était une manière de cage. Que le moi, l’âme, ne vivait pas en cage. Que ne pas avoir de cage était le but, atteint dans la mort.

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